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Diagnostiquer une perte de poids mortelle chez les patients atteints d'un cancer : une course contre la montre

Les chercheurs du CUSM espèrent sauver des vies en mettant à la disposition des médecins un outil de diagnostic de la cachexie

4 novembre 2016

Environ un tiers des patients atteints d'un cancer décèdent des suites d’une perte de poids involontaire appelée cachexie. La cachexie se caractérise essentiellement par une atrophie musculaire et des altérations métaboliques, et ne peut être soignée ou traitée par la simple augmentation de l'apport nutritionnel. Les chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ont mené une étude, publiée dans le journal Clinical Nutrition, dont le but est de sauver des vies en mettant à la disposition des médecins un outil pratique permettant de diagnostiquer facilement la cachexie avant qu'elle ne devienne irréversible.

La cachexie est une affection grave qui va au-delà d'une simple perte de poids. Médecins et scientifiques tentent de mieux la comprendre et de la traiter depuis de nombreuses années.  Elle s'accompagne souvent d'une mauvaise réponse aux traitements oncologiques et d'une multiplication des séjours hospitaliers, sans compter la charge qu'elle représente pour les proches aidants. Il s'agit d'un syndrome encore très sous-estimé et insuffisamment pris en charge dans bon nombre de centres d'oncologie. Les patients qui en souffrent voient leur état de santé général décliner à tel point que l'absorption normale de nourriture ou la prise de suppléments nutritionnels ne suffisent pas à enrayer le phénomène. Malgré les dernières avancées de la recherche, il demeure très difficile de traiter la cachexie ou d'atténuer ses symptômes. Lire la suite