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angle-left La Dre Louise Pilote coordinnera un nouveau projet de médecine personnalisée, « GOING-FWD »

Louise Pilote, M.D., Ph. D., est membre du Programme de recherche en santé cardiovasculaire au long de la vie et du Centre de recherche évaluative en santé à l’Institut de recherche du CUSM.L’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) sera impliqué dans un nouveau défi visant à améliorer la santé et le bien-être des hommes et des femmes dans le monde entier au cours des trois prochaines années.

GOING-FWD, du titre complet « Gender Outcomes INternational Group: to Further Well-being Development », est un projet de données scientifiques et de médecine personnalisée financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et GENDER-NET+, une initiative européenne faisant partie du programme Horizon 2020, pour une somme d’approximativement 1,65 M$. GOING-FWD est mené et coordonné à l’IR-CUSM par la Dre Louise Pilote, professeure de médecine James McGill, la Dre Valeria Raparelli, professeure de médecine de l’université de la Sapienza de Rome invitée à l’Université McGill, et la Dre Colleen Norris, professeure de soins infirmiers, médecine et sciences de la santé publique à l’Université de l’Alberta.

GENDER-NET+ cherche à promouvoir l’intégration de l’analyse du sexe et du genre dans la recherche, afin qu’elle mène ultimement à de nouvelles connaissances et découvertes qui avantageront les femmes et les hommes.

Un large éventail de données recueillies dans un réseau de cinq pays (Autriche, Canada, Chypre, Espagne et Suède) permettra la création d’algorithmes innovateurs qui aideront l’implémentation d’interventions personnalisées dans la gestion de maladies non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires, la néphropathie chronique et les maladies neurodégénératives.

Résumé scientifique du projet

Contexte : Au-delà du sexe biologique, le genre est de plus en plus reconnu comme un déterminant essentiel de la santé. Il n’existe toutefois aucune mesure normalisée de genre. Les auteurs de l’étude formulent l’hypothèse que les facteurs liés au genre ainsi que leur effet varieront grandement entre les pays et les maladies. 

Objectifs : Les objectifs principaux de ce large consortium sont d’intégrer les dimensions de sexe et de genre en recherche appliquée en santé, d’évaluer leur impact sur les résultats cliniques sensibles à l’évolution des coûts et les résultats rapportés par les patients atteints de maladies non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires, les maladies métaboliques, la néphropathie chronique et les maladies neurologiques, en matière de qualité de vie. L’équipe de recherche désire également trouver des manières innovatrices de transmettre l’application des mesures du genre sur des approches personnalisées en prévention, diagnostic et traitement des maladies chroniques.

Méthodes : En collaboration avec un réseau transatlantique de cinq pays comprenant 30 chercheurs, l’équipe procédera à une analyse de solutions innovatrices pour mesurer le genre dans des cohortes rétrospectives. En se basant sur ce consensus, les chercheurs élaboreront un cadre de travail pour identifier les facteurs liés au genre et les résultats sensibles à l’évolution des coûts, ainsi que les résultats rapportés par les patients. L’étude mesurera ensuite leurs liens dans 32 cohortes accessibles de patients atteints de maladies cardiovasculaires, néphropathie chronique, maladies neurologiques et syndromes métaboliques. L’analyse de vastes bases de données et, s’il y a lieu, des approches appropriées d’apprentissage automatique permettront d’estimer les scores de genre spécifiques à des maladies au sein d’un pays ou entre différents pays. Ces scores seront ensuite validés à l’aide d’applications de cybersanté et d’applications mobiles pour des groupes de maladies non transmissibles. Des modules d’enseignement seront développés dans le but de promouvoir la sensibilisation, la mise en œuvre et la transmission.

Innovation : En tant que consortium multidisciplinaire de cinq pays détenant un accès à de vastes bases de données granulaires, les chercheurs sont dans une situation avantageuse pour exploiter une méthodologie innovatrice qui fournira un cadre de travail permettant de réduire l’écart entre les genres en matière de gestion des maladies chroniques et de promouvoir le transfert de connaissances à la communauté scientifique et la pratique clinique.


Pour plus de renseignements, veuillez contacter : GOINGFWD2019@outlook.com


—publié le 6 février 2019