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angle-left Une technologie novatrice de biocapteurs révèle les secrets de l’action des médicaments

Qu’arriverait-il si on pouvait seulement conserver les effets bénéfiques d’un médicament sans avoir les effets non-désirés? C’est justement l’idée derrière les travaux que mène le professeur Stéphane Laporte dans son laboratoire au site Glen de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). Comment? En étudiant  une classe de protéines chez l’humain qu’on appelle les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG) qui sont impliquées dans le développement de nombreuses maladies. Les RCPG sont des cibles très courantes pour les médicaments, mais leurs mécanismes d'action restent encore très mystérieux pour de nombreux scientifiques.

L’équipe du professeur Laporte avec ses collègues de l’Université McGill, l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal (UdeM), et de l’Université de Sherbrooke, ont mis au point une technologie novatrice basée sur des biocapteurs ciblant les RCPG afin d’identifier des nouvelles molécules thérapeutiques plus efficaces et plus sécuritaires.

Dans une publication récente dans la revue Science Signaling, ils ont utilisé cette technologie pour identifier de nouvelles voies thérapeutiques de l'angiotensine II, un récepteur important contrôlant le tonus vasculaire. Ces découvertes pourront aider à développer de nouveaux médicaments pour l'insuffisance cardiaque, une maladie qui survient lorsque le cœur ne réussit pas à pomper le sang aussi efficacement qu’il le devrait.

Le potentiel de cette technologie de biocapteurs est tellement prometteuse qu’une équipe de chercheurs du Karolinska Institutet en Suède l’a utilisée pour identifier une nouvelle famille de récepteurs (Frizzleds) comme potentielle cible pour le traitement du cancer, de la fibrose kystique et des maladies cardiovasculaires.

« Je suis très heureux de ces accomplissements rendus possible grâce au travail de mon équipe et de nos multiples collaborations durant ces dernières années », dit le professeur Laporte. L’intérêt des partenaires académiques  et des industries pharmaceutiques est révélateur du leadership et de l’expertise de nos laboratoires et collaborateurs à McGill, à l’UdeM, ainsi qu’à l’Université de Sherbrooke dans le domaine des biocapteurs. Cette synergie entre ces centres de recherche majeurs ici, au Québec, me rend d’autant plus fier. »

Les chercheurs québécois s’attendent à ce que de nouveaux médicaments plus ciblés et efficaces soient mis à la disposition de la population d’ici les cinq à dix prochaines années.

Plus sur cette recherche innovante


—publié le 14 décembre 2018