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20% d'individus présenteraient un taux élevé de lipoprotéine (a)

Selon une étude de l'IR-CUSM, la diminution de cette forme de cholestérol pourrait réduire considérablement l'incidence des maladies cardiovasculaires

22 février 2017

Montréal – Une équipe de chercheurs de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) a établi qu'une crise cardiaque sur quatorze et une maladie de la valve aortique sur sept sont dues à l'augmentation d'une forme peu commune de cholestérol appelée Lipoprotéine (a) ou Lp(a).

Ce type de cholestérol ne fait habituellement pas l'objet d'un dépistage au Canada, c'est pourquoi la plupart des individus ignorent s’ils présentent des risques. En outre, il n'existe pas de traitement pour abaisser ce cholestérol. Toutefois, de nouvelles thérapies sont en cours de développement et les chercheurs souhaitent montrer, au travers de cette étude, à quel point la réduction du taux de Lp(a) peut avoir un impact important sur la population.

D'après le Dr George Thanassoulis, chercheur à l'IR-CUSM et principal auteur de l'étude publiée dans le journal scientifique Arteriosclerosis, Thrombosis, and Vascular Biology, « Un individu sur cinq environ présente un taux élevé de Lp(a), une forme de cholestérol hautement héréditaire. Nous espérons que notre travail sensibilisera la population aux risques élevés de maladies cardiovasculaires chez les personnes ayant un fort taux de Lp(a), tout en accélérant la mise au point et l'expérimentation des nouveaux traitements. » Lire la suite