RESP Themes

Le Programme de recherche translationnelle sur les maladies respiratoires (RESP) aborde des défis cruciaux en santé respiratoire qui sont importants tant pour les populations pédiatriques que les populations adultes. Notre recherche porte sur la recherche fondamentale, clinique et évaluative. Les chercheurs du RESP étudient les sujets en lien avec une grande variété de maladies respiratoires, y compris l’asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique, la fibrose kystique, les infections pulmonaires, l’apnée du sommeil, la fibrose pulmonaire, les lésions pulmonaires aiguës, les dystrophies musculaires et les troubles neurologiques associés aux maladies respiratoires, ainsi que tout autre trouble respiratoire rare. Nous avons plusieurs antécédents de collaborations interdisciplinaires et bon nombre de nos chercheurs s’intéressent à plus d’une de nos aires de recherche principales. Les quatre thèmes principaux du RESP sont :

Les maladies chroniques des voies respiratoires

Les troubles respiratoires du sommeil

Les troubles neuromusculaires associés aux maladies respiratoires

L’inflammation et les infections pulmonaires
 

Les maladies chroniques des voies respiratoires
Chef du thème : Anne-Marie Lauzon
Chercheurs : Carolyn Baglole, Andrea Benedetti, Jean Bourbeau, Ron Dandurand, David Eidelman, Elizabeth Fixman, Anne Gonzalez, Qutayba Hamid, John Hanrahan, Tania Janaudis-FerreiraJennifer Landry, Anne-Marie Lauzon, James Martin, Bruce Mazer, Christine McCusker, Ronald Olivenstein, William Powell, Benjamin Smith

Les maladies chroniques des voies respiratoires, comme l’asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), la fibrose kystique et la dysplasie broncho-pulmonaire, ont comme points communs des caractéristiques d’obstruction chronique des voies respiratoires et des changements dans la structure des voies respiratoires. Ces troubles sont associés à un processus inflammatoire sous-jacent provoqué par une prédisposition génétique, ainsi que par des facteurs environnementaux, comme les allergènes et la fumée de cigarette. Les principales questions à l’étude se concentrent sur la compréhension des mécanismes fondamentaux menant au développement de maladies chroniques des voies respiratoires. Des études tentent également d’identifier et de caractériser l’hétérogénéité clinique de ces maladies afin de personnaliser les outils de pronostic, de diagnostic et de traitement.

Les objectifs scientifiques majeurs comprennent :

a) Élucider les mécanismes causant l’inflammation allergique et l’hyperréactivité des voies respiratoires dans l’asthme; ces mécanismes peuvent être exploités pour le développement de nouveaux traitements

b) Identifier les voies moléculaires des maladies des voies respiratoires causées par des irritants (fumée de cigarette, chlore)

c) Déterminer la base biologique des phénotypes de l’asthme, plus particulièrement l’asthme sévère

d) Tester la pharmacologie de nouveaux antagonistes des récepteurs des eicosanoïdes et des peptides inhibiteurs STAT6 que nous développons pour le traitement de l’asthme

e) Identifier les mécanismes pathophysiologiques, les biomarqueurs et l’histoire naturelle des phénotypes de la MPOC et du syndrome du chevauchement de l’asthme et de la MPOC

 

Les troubles respiratoires du sommeil
Chef du thème : John Kimoff
Chercheurs : Andrea Benedetti, Karen Brown, Sabah Hussain, Marta Kaminska, John Kimoff, Sushmita Pamidi, Basil Petrof, Guilherme Sant’Anna

L’apnée obstructive du sommeil (AOS) est une condition caractérisée par des épisodes répétés d’obstruction des voies respiratoires supérieures pendant le sommeil, causant une hypoxie-réoxygénation intermittente, une fragmentation du sommeil, des fluctuations hémodynamiques, une activation du système neural sympathique, un stress oxydatif et une augmentation de l’inflammation systémique. Le groupe de sommeil du Centre universitaire de santé McGill possède un programme de recherche translationnelle de plus en plus large qui étudie directement l’impact de l’AOS sur les maladies neurodégénératives communes, la sensibilité à l’insuline et la santé métabolique, ainsi que les résultats de grossesse pour la mère et l’enfant. L’impact de l’hypoxie intermittente sur la structure, la fonction, l’inflammation et le métabolisme du muscle respiratoire et périphérique est également étudié.

Les objectifs scientifiques majeurs comprennent :

a) Déterminer les effets du traitement contre l’AOS sur les résultats cliniques de deux maladies neurodégénératives, la sclérose en plaques et la maladie de Parkinson

b) Évaluer si le traitement contre l’AOS améliore la sensibilité à l’insuline et d’autres indices de santé cardiométabolique chez les patients

c) Étudier les effets de l’hypoxie intermittente sur la structure, la fonction, l’inflammation et le métabolisme du muscle respiratoire et périphérique

d) Déterminer les approches optimales pour le traitement de l’AOS maternelle, en se concentrant sur les résultats de grossesse pour la mère et le fœtus

 

Les troubles neuromusculaires associés aux maladies respiratoires
Chef du thème : Sabah Hussain
Chercheurs : Carolyn Baglole, Andrea Benedetti, Jean Bourbeau, Peter Goldberg, Stewart Gottfried, Sabah Hussain, Dennis Jensen, Marta Kaminska, Arnold Kristof, Anne-Marie Lauzon, Basil Petrof, Guilherme Sant’Anna, Benjamin Smith

Les troubles neuromusculaires sont une cause importante d’insuffisance respiratoire et d’incapacité chronique chez les patients atteints de maladies respiratoires. La respiration normale dépend essentiellement du fonctionnement adéquat du diaphragme et des autres muscles respiratoires. Lorsque ces muscles perdent de la masse et de la force en raison d’un trouble neuromusculaire héréditaire (p. ex. dystrophie musculaire) ou acquis (p. ex. en raison d’une maladie grave, du vieillissement, etc.), ils peuvent causer de l’insuffisance respiratoire et imposent l’utilisation d’un ventilateur mécanique. Ce thème porte sur l’identification des mécanismes responsables des changements défavorables au niveau du muscle squelettique dans les maladies respiratoires, comment ils sont liés à l’inflammation systémique et pulmonaire, et si les nouveaux traitements sont en mesure de prévenir l’atrophie musculaire et de maintenir la force musculaire chez les patients présentant des problèmes respiratoires.

Des objectifs scientifiques majeurs comprennent :

a) Élucider les mécanismes de l’atrophie musculaire dans le diaphragme et les muscles des membres des patients atteints de maladies pulmonaires chroniques

b) Déterminer comment le vieillissement influence le développement de l’atrophie et de la faiblesse musculaire chez les patients présentant des problèmes respiratoires

c) Identifier les mécanismes, facteurs de risque et traitements pour la faiblesse musculaire acquise dans l’unité des soins intensifs, y compris le trouble diaphragmatique entraîné par le ventilateur

d) Développer de nouvelles modalités de traitement qui sont en mesure d’atténuer l’inflammation et la faiblesse du muscle du diaphragme lors de myopathies primaires, telles que la dystrophie musculaire

 

L’inflammation et les infections pulmonaires
Chef du thème : Simon Rousseau
Chercheurs : Ilan Azuelos, Faiz Ahmad-Khan, Carolyn Baglole, Andrea Benedetti, Maziar Divangahi, Elizabeth Fixman, John Hanrahan, Sabah Hussain, Arnold Kristof, Larry Lands, James Martin, Elias Matouk, Richard Menzies, Dao Nguyen, Basil Petrof, Salman Qureshi, Simon Rousseau, Kevin Schwartzman, Jason Shahin

Le système respiratoire est exposé à plusieurs agents environnementaux tout au long de la vie qui peuvent causer des lésions aiguës ou chroniques aux poumons. Les agents infectieux et non infectieux peuvent tous deux déclencher une inflammation, qui est essentielle pour combattre les infections, mais nécessite une excellente régulation afin d’éviter des dommages contre-productifs aux poumons. En plus de pathogènes respiratoires majeurs tels que la tuberculose, l’inflammation déréglée déclenchée par les bactéries et les virus est un facteur important de nombreuses maladies respiratoires (p. ex. fibrose kystique, maladie pulmonaire obstructive chronique). Ce thème étudie les voies de signalisation moléculaires principales qui sous-tendent à l’inflammation pulmonaire sous ces conditions, dans le but de développement de nouvelles cibles de traitement et des biomarqueurs prédictifs de réponses à la maladie. Nos chercheurs sont également des leaders en ce qui concerne les études à grande échelle sur le diagnostic et le traitement impliquant des patients infectés par la tuberculose.

Des objectifs scientifiques majeurs comprennent :

a) Caractériser les effecteurs moléculaires d’immunité innée et acquise requis pour une réponse intégrée appropriée aux pathogènes des poumons, y compris la tuberculose, l’influenza et Cryptococcus neoformans

b) Décortiquer les interactions entre l’hôte et le pathogène causant des infections chroniques (p. ex. Pseudomonas) et des exacerbations pulmonaires aiguës dans les maladies pulmonaires chroniques

c) Étudier les fondements moléculaires des différents composants de l’immunité mucosale des poumons

d) Pratiquer des études cliniques et évaluatives de différentes stratégies préventives, diagnostiques et des stratégies de traitement pour la tuberculose chez les populations canadiennes (y compris les populations indigènes) et internationales