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Journée commune de recherche des étudiants d’été: une nouvelle partie de la culture estivale

Pour les étudiants impatients de passer quelques mois dans l’un des principaux laboratoires de recherche et de réaliser un projet pratique, l’été est l’occasion idéale de le faire. Le programme estival de recherche pour étudiants de premier cycle à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) attire des étudiants non seulement de l’Université McGill, mais également de partout dans le monde. Cette année, tous ont eu l’occasion de briller à la fin de l’été, en discutant de leurs projets de recherche lors de l’inauguration de la Journée commune de recherche des étudiants d’été de l’IR-CUSM. 

Des étudiants de premier cycle provenant de cinq des huit programmes de recherche de l’IR-CUSM sont sortis de leurs laboratoires le 10 août dernier afin de participer à des présentations orales et des présentations sur affiches et de rencontrer des membres de la communauté de l’IR-CUSM dans un contexte non-compétitif. 

Sean McGrath, un des étudiants sélectionnés pour faire une présentation orale, était heureux de présenter devant un public d’environ 100 personnes provenant de milieux scientifiques différents. « Lorsque tu diffuses des informations concernant tes résultats de recherche, tu as l’impression d’avoir un impact sur ton domaine, explique Sean, étudiant en mathématiques à l’Université McGill. J’ai expliqué des méthodes statistiques très pratiques pouvant être utilisées dans les études des chercheurs et étudiants ayant assisté à la présentation d’aujourd’hui. »

La superviseure de Sean, la Dre Andrea Benedetti, est une biostatisticienne dans le Programme de recherche translationnelle sur les maladies respiratoires (RESP). Elle est également affiliée au Centre de recherche évaluative en santé. « Pendant cette session estivale, j’ai pu développer des démarches statistiques de méta-analyse, explique Sean, et la Dre Benedetti m’a donné des conseils basés sur son expérience pour savoir à quel point c’est possible, si c’est une procédure raisonnable. » 

Osolya Lapohos, une étudiante à rendement supérieur en microbiologie et en immunologie à l’Université McGill, a présenté son premier exposé oral et elle est prête à faire face aux juges la prochaine fois. Son projet de recherche fondamentale sur la manière dont l’immunologie est liée au cancer fut réalisé sous la direction du Dr Lorenzo Ferri (Programme de recherche sur le cancer), un chirurgien expérimenté en recherche fondamentale et clinique. 

« Cela ne me dérangerait pas d’être jugée puisque je recevrais des conseils pour améliorer mes futures présentations, déclare Orsolya. J’aime la compétition. Mais ceci est une bonne introduction pour la journée de recherche des cycles supérieurs. »

Orsolya a fait une présentation sur affiches lors d’une conférence à l’Université McGill, mais elle a trouvé l’expérience différente d’avoir à présenter sur PowerPoint dans un auditorium. Son défi majeur était le public, qui était plus grand qu’à l’habitude, et le fait qu’elle devait s’assurer que personne ne s’endorme. Le secret derrière cette compétence, pense-t-elle, est d’utiliser ses diapositives comme chemin virtuel vers le sujet. « Il faut mettre l’accent sur les termes importants, suggère-t-elle. Il ne faut pas réciter son texte de manière monotone. Il faut plutôt changer de diapositive souvent et avoir le moins de texte possible! »

La Dre Aimee Ryan, directrice exécutive adjointe par intérim à l’IR-CUSM et directrice de la recherche en santé de l’enfant par intérim au CUSM, fut impressionnée par la variété et la qualité des présentations. « Ces présentations par nos stagiaires de premier cycle étaient très impressionnantes, dit-elle. Les exposés couvraient la recherche fondamentale, clinique et évaluative en santé et le développement d’une application translationnelle avec une série de modèles animaux et humains. »

La Dre Ryan est une scientifique du Programme en santé de l'enfant et en développement humain (SEDH) et son étudiante d’été, Veronica Teixeira, faisait partie des 38 étudiants présentant des affiches dans l’atrium de l’IR. Ce fut la première présentation par affiches pour cette étudiante de l’Université Paris Diderot en France et sa première expérience avec des embryons de poussins. « Je travaille sur le rôle des protéines, plus précisément les claudines, explique Veronica, ainsi que sur le développement d’une structure qui deviendra le cerveau et la moelle épinière des embryons de poussins. » 

Veronica trouve que les présentations par affiches ajoutent une touche personnelle et relaxante qui les distinguent des présentations orales, à condition de connaître son sujet. « Si la personne n’était pas intéressée, dit-elle, elle ne participerait pas à l’événement. Quand même, lorsque tu présentes une affiche, tu dois bien connaître ton sujet afin d’échanger avec les autres. Lors d’une présentation orale, tu sais où tu t’en vas, mais pas lors d’une conversation en lien avec ton affiche! »

En tant que plateforme amicale de partage de travail sur les projets estivaux, la journée de recherche a valu la peine d’être organisée, selon les cinq gestionnaires des programmes de recherche participants. « Les gens savent maintenant ce que c’est, dit la Dre Inga Murawski, gestionnaire du RESP, et l’année prochaine il serait bien que cela deviennent une partie de la culture estivale de notre institut. »

« Nous croyons qu’il est très important d’investir dans nos étudiants d’été en offrant des activités telles que celle-ci, dit la Dre Emily Bell, gestionnaire du Centre Desjardins de formation avancée, qui a commandité l’événement avec les programmes de recherche. Le centre, dit-elle offre des occasions de croissance professionnelle et de carrière pour les stagiaires de recherche de l’IR-CUSM. « Plusieurs étudiants ici aujourd’hui sont peut-être de futurs stagiaires de recherche à l’IR-CUSM. Une journée de la recherche met les étudiants dans la bonne direction pour poursuivre leurs études en recherche ou pour participer à des concours de bourses d’études et de prix. »