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Le café ne soulagerait pas les symptômes de la maladie de Parkinson

Une étude du CUSM réfute le mythe selon lequel la caféine aiderait à réduire les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson

29 septembre 2017

MONTRÉAL  – Scientifiquement, il est établi que les buveurs de café courent moins de risques de développer la maladie de Parkinson que les personnes qui n’en consomment jamais. Toutefois, cela ne signifie pas que la consommation de café peut soulager les symptômes débilitants de la maladie. Selon les conclusions d’une nouvelle étude menée par des scientifiques canadiens sous la direction de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM), il est clair que la caféine ne peut pas être envisagée comme un traitement potentiel pour réduire les symptômes moteurs chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Les résultats sont publiés aujourd’hui dans la version en ligne de Neurology®, le journal médical de l’American Academy of Neurology.

Dans une étude précédente, publiée dans Neurology en 2012, l’équipe de chercheurs laissait entendre qu’il était possible que la caféine puisse contribuer à réduire les symptômes moteurs chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Il s’agissait de l’une des premières études réalisées dans le domaine à observer les bienfaits de la caféine sur les symptômes moteurs des patients, comme la vitesse à exécuter les mouvements et la réduction de la raideur musculaire. Comme cette étude avait été réalisée à petite échelle sur une période de seulement six semaines, les chercheurs ont décidé d’approfondir leurs recherches, mais n’ont pas obtenu résultats attendus.

« Nous étions enthousiastes à l’idée de penser que la consommation de caféine, l’un des stimulants psychomoteurs les plus consommés dans le monde, aurait pu constituer une option de traitement sécuritaire et peu coûteuse pour aider les personnes déjà atteintes de la maladie de Parkinson, mais les résultats de notre dernière étude montrent le contraire », explique l’auteur principal de l’étude, le Dr Ronald B. Postuma, clinicien-chercheur à l’Hôpital général de Montréal de l’IR-CUSM et professeur de médecine au Département de neurologie et de neurochirurgie de l’Université McGill. « Néanmoins, il reste vrai et bien établi que les personnes qui ne boivent pas de café pendant la vie semblent être plus à risque de développer la maladie de Parkinson. Malheureusement, ne comprenons toujours pas complètement la relation entre la caféine et la maladie de Parkinson. » En savoir plus