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angle-left Une équipe de l’IR-CUSM et de l’Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum découvre une nouvelle cellule souche

Cellules souches renouvelées identifiées dans l’intestin. Photo courtoisie : Shaida Ouladan22 mai 2019

Source : IR-CUSM. Le corps humain a la remarquable habileté de se réparer et de se renouveler. Comme nous le savons tous, notre capacité régénératrice diminue toutefois à l’âge adulte.

Heureusement, ce n’est pas le cas pour tous les tissus dans notre corps. Par exemple, le système immunitaire et les couches extérieures de la peau et des intestins se renouvellent efficacement au long de la vie. En fait, même sans lésion apparente, ces tissus abritent normalement des cellules souches précises produisant constamment de nouvelles cellules capables de remplacer les vieilles cellules ou les cellules mourantes.

Contrairement aux cellules souches embryonnaires, les cellules souches adultes possèdent un nombre limité de types de cellules dans lesquelles elles peuvent se moduler. Malgré cette restriction, ces cellules agissent comme des composants fondamentaux des mécanismes de défense protégeant nos corps d’envahisseurs microbiens, de toxines environnementales et même de nos propres cellules lors de maladies auto-immunes.

Les cellules souches créant cette couche de l’épithélium intestinal représentent une des populations de cellules souches adultes les mieux comprises. Leur fonction exacte en réponse à une lésion demeure toutefois énigmatique. Des recherches antérieures ont démontré que des insultes à l’épithélium mènent paradoxalement à la disparition des cellules souches normales, soulevant la question évidente suivante : quel autre type de cellule s’empare de la capacité de guérison naturelle de l’intestin dans ces extrêmes conditions.

Alex Gregorieff, Ph. D., est chercheur du Programme en recherche sur le cancer de l’Institut de recherche du CUSMDans une récente édition de la revue Nature, une équipe menée par Alex Gregorieff, Ph. D., de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) et Arshad Ayyaz et Jeff Wrana de l’Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum de Toronto ont découvert un nouveau type de cellule intitulé « la cellule souche renouvelée », qui pourrait contribuer à percer ce mystère.

Dans leur étude, Gregorieff et ses collègues ont utilisé plusieurs outils génétiques dans des souris et du séquençage de l’ARN de cellule unique afin de démontrer que les cellules souches renouvelées agissent comme une population de cellules souches précédemment méconnues qui est transitoirement mobilisée pour réapprovisionner l’épithélium intestinal à la suite d’une lésion des tissus.

« Nous croyons que les cellules souches renouvelées pourraient jouer un rôle important dans plusieurs maladies touchant les intestins, comme la maladie inflammatoire chronique de l'intestin et certaines maladies infectieuses, explique le Dr Gregorieff. Comprendre ces cellules et élucider les signaux sous-jacents à leur potentiel régénérateur puissant pourrait mener vers de nouvelles options thérapeutiques pour les patients. »

Ce travail fut financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, la Société canadienne du cancer, la Sinai Health Foundation et la Fondation du CUSM.

Réf.: https://www.nature.com/articles/s41586-019-1154-y

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