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null Valoriser les capacités : Huit stagiaires en situation de handicap et leurs équipes d’accueil bâtissent un Institut plus inclusif
Source : L’Institut
Le 26 août 2026
Ariane Richard-Massé fait partie des stagiaires en situation de handicap qui ont intégré L’Institut en 2026. Son stage s’est déroulé au sein de la Division des ressources animales (DRA), où elle effectuait des contrôles de santé des animaux, de l’enrichissement des cages, l’alimentation et l’administration de médicaments. Au fil du temps, elle a gagné de l’autonomie à mener des activités d’enrichissement et à offrir des soins directs aux animaux.
Le stage d’Ariane a démontré les bénéfices d’une approche axée sur les capacités, tant pour les stagiaires que pour les équipes d’accueil. « Une fois que nous avons identifié ses forces, nous avons adapté ses tâches. Elle est devenue un véritable atout dans ces activités », ont expliqué Caroline Lebrun et Didace Massengo, coordonnatrice et coordonnateur techniques, en charge de la supervision d’Ariane.

Brian Gulbrandsen, préposé aux soins des animaux, partage cette perspective : « Tout repose sur la compréhension des capacités des personnes et de ce qu’elles aiment faire. Si nous adaptons le travail à leurs compétences, elles réussiront. »
L'équipe Équité, diversité et inclusion (EDI) de Personnes et culture a piloté le recrutement de huit stagiaires en situation de handicap grâce à ses partenariats avec des organismes spécialisés tels que À Pas de Géant, Aim Croit et le SDEM SEMO, ainsi qu’à la participation de L’Institut aux programmes DuoEmploi et MentorHabiletés. Ces stages constituent une retombée concrète de la Foire sur les carrières et les opportunités pour les personnes en situation de handicap organisée par L’Institut en octobre 2025.
En plus de la DRA, les stagiaires ont collaboré avec le Centre de médecine innovatrice (CMI), le Centre Desjardins de formation avancée (DCAT), l’équipe Santé, sécurité et environnement (SSE), la Division des ressources humaines et les programmes de recherche SEDH et RESP. Les stagiaires ont contribué à des activités opérationnelles et de recherche tout en explorant de nouvelles possibilités de carrière. Cet article met en lumière les leçons tirées de ces expériences et propose des pistes aux équipes intéressées au recrutement et soutien des personnes en situation de handicap.
Dans le cadre de son stage, l’exposition d’Ariane aux environnements de recherche a stimulé sa créativité et sa réflexion scientifique. Au-delà des tâches qui lui étaient confiées, elle a notamment partagé des idées pour créer un « micro-zoo pour étudier les bactéries et les virus ainsi qu’un jardin botanique médicinal pour en apprendre davantage sur la phytothérapie ». Des mesures d’adaptation simples mises en place à la DRA, comme la possibilité de prendre des pauses lorsqu’elle ressentait de la fatigue et une certaine flexibilité quant à son heure d’arrivée, ont contribué au succès de son stage.
« Ce qui m’a le plus surprise, c’est l’étendue de ses connaissances et à quel point elle aimait parler de science », a dit Anna Choy, gestionnaire de la DRA.
Dans le même esprit, Joshua Ejdelman, gestionnaire à la DRA, a ajouté : « Elle était tellement intéressée par le sujet que certains jours, elle avait fait des recherches avant même d’arriver ».
Au CMI, le rôle d’Earl Benoire a évolué d’un soutien à la saisie de données vers la création d’une base de données centralisée. Il a regroupé des informations de recherche auparavant réparties dans plusieurs fichiers Excel. Supervisé par Irina Uscatescu et Luan Tran (superviseure et superviseur de recherche clinique), Earl a développé de façon autonome un système pleinement fonctionnel. « J’ai vraiment aimé créer quelque chose qui aura un impact au CMI. J’en suis fier et je sais que cela restera utile à l’équipe même après mon stage », a dit Earl. Il encourage les personnes en situation de handicap à postuler à L’Institut : « À L’Institut, on regarde d’abord vos compétences. J’avais une compétence, je leur ai démontré, et c’est tout ce qu’ils avaient besoin de savoir. Ils se sont assurés que j’avais tout ce qu’il me fallait pour mettre à profit cette compétence ».
Irina Uscatescu a expliqué comment cette expérience a changé ses attentes : « Earl a accompli énormément de choses par lui-même. Au départ, j’étais un peu trop protectrice, mais il était parfaitement capable de tout faire seul. Cette expérience m’a fait réaliser qu’il pouvait accomplir bien plus que ce que je pensais ». L’expérience a aussi changé sa façon d’aborder l’inclusion : « Nous ne pouvons pas définir une personne par son handicap. Les hésitations à embaucher des personnes en situation de handicap reposent souvent davantage sur des suppositions que sur une expérience concrète », dit-elle.
Une quatrième participation au programme DuoEmploi
Bien que plus courts, les stages d’une journée du programme DuoEmploi ont également constitué des occasions d’apprentissage précieuses, tant pour les stagiaires que pour les équipes d’accueil.
Grâce à DuoEmploi, Mohamed Silimi a rejoint l’équipe de SSE aux côtés des agents SSE Micheline Alexandre et David Sanchez. Le 1 juin, Mohamed a participé à des inspections de laboratoires, à des évaluations de biosécurité, à la gestion des déchets chimiques ainsi qu’à des inspections de sécurité des réservoirs de matières dangereuses et des équipements connexes. Il a observé comment les inspections préventives, la conformité réglementaire et les évaluations des risques contribuent ensemble à protéger le personnel de recherche, à soutenir les activités des laboratoires et à maintenir un environnement de recherche sécuritaire. David a souligné la curiosité et l’engagement de Mohamed tout au long de la journée. Il a montré un grand intérêt à comprendre comment l’équipe de SSE intègre la sécurité, la protection de l’environnement et la conformité réglementaire dans les activités quotidiennes de recherche.
Le 5 juin, au sein du programme de recherche RESP, Eveline-Claire Nguepi a visité les laboratoires et a rencontré des membres du personnel de recherche et des stagiaires. Elle a également contribué à l’organisation d’un séminaire de recherche aux côtés de Maria Makroyanni, Jacqueline Brown (adjointes administratives), Linda Karpowicz (adjointe au programme), Séverine Audusseau (coordonnatrice de laboratoire) et Mellissa Gaudet (gestionnaire du Living Lab). « Je me suis retrouvée devant des chercheuses et chercheurs de renommée internationale et accueillie par une équipe formidable et chaleureuse, qui s’est concentrée sur mon potentiel plutôt que sur mon handicap », a dit Eveline. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est la motivation d’Eveline à apprendre et à contribuer », a affirmé Inga Murawski, gestionnaire du programme RESP.
Au cours de la journée, Eveline a rencontré une collègue de la DRA qui utilise également un fauteuil roulant et qui a rejoint L’Institut après un stage DuoEmploi. « Rencontrer une collègue ayant vécu une expérience semblable m’a permis de sentir que les établissements de recherche en santé pouvaient aussi être un milieu professionnel pour moi », a-t-elle expliqué. L’Institut participe au programme DuoEmploi depuis quatre ans et deux stagiaires ont par la suite intégré l’organisation à titre d’employées. Comme lors des années précédentes, ce programme a permis aux équipes participantes de mieux comprendre l’inclusion des personnes en situation de handicap et d’adopter des pratiques qui reconnaissent et valorisent les compétences et les forces de chacune et chacun.
Lors de leurs échanges avec l’équipe EDI, les équipes d’accueil ont souligné la curiosité des stagiaires, leur excellente préparation et leur capacité à contribuer rapidement et de manière autonome. Selon elles, plusieurs stagiaires ont dépassé les attentes initiales. Ces expériences démontrent que le contact direct avec des personnes en situation de handicap peut remettre en question les idées préconçues et aider les équipes à reconnaître la valeur qu’elles apportent à la recherche et à l’administration.
L’Institut remercie chaleureusement l’ensemble des stagiaires de ce programme — Ariane Richard-Massé, Earl Benoire, Eveline-Claire Nguepi, Mohamed Silimi, Moriké Kaloka, Neda Oghbaei, Grace Carmen Gahou et Ying Wen — pour leurs précieuses contributions. Nous remercions également les personnes qui les ont supervisées, les collègues et les organismes partenaires qui rendent ces stages possibles. Sur la base de ces expériences, L’Institut poursuivra ses efforts afin de renforcer les pratiques de recrutement inclusif et créer des environnements de recherche et de travail plus accessibles.
Les organismes partenaires mentionnés ainsi que l’équipe EDI peuvent accompagner les équipes de L’Institut dans le recrutement de personnes en situation de handicap ou dans la mise en place de mesures d’adaptation. Des ressources sur les pratiques de recrutement et de maintien en emploi inclusives sont présentées dans les guides de L’Institut La force de la Neuroincusion et Surmonter les barrières : Recruter et retenir les personnes en situation de handicap. Des programmes comme l’initiative EHA de Sphère Québec, destinée aux étudiantes et étudiants en situation de handicap, ainsi que le programme APMT destiné aux personnes qui ne sont pas étudiantes, peuvent également offrir des subventions salariales et un soutien pour les mesures d’adaptation en milieu de travail.
Pour en savoir plus, écrivez à ediPraesent id dolor porta, faucibus eros vel.ri@muhc.mcgill.ca