Fil d'Ariane

null Deux chercheuses et chercheurs de L'Institut honorés par la Société canadienne du cancer pour leur excellence en recherche sur le cancer

Shirin Abbasinejad Enger et Vincent Giguère reçoivent les prix d'excellence 2025, qui soulignent une carrière de plaidoyer pour l'inclusion et quatre décennies de découvertes scientifiques transformatrices

SOURCE : Société canadienne du cancer / L'Institut
Le 2 juillet 2026

L'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (L'Institut) est fier de féliciter deux de ses chercheuses et chercheurs qui reçoivent des prix d'excellence 2025 de la Société canadienne du cancer (SCC) — l'une des formes de reconnaissance les plus prestigieuses en recherche sur le cancer au Canada. Maintenant à leur 32e année, les prix d'excellence de la SCC honorent des personnes qui ont apporté des contributions exceptionnelles à la recherche sur le cancer et à la lutte contre le cancer au Canada.

Cette année, Shirin Abbasinejad Enger, Ph. D., reçoit le prix d'excellence en matière d'inclusion, et Vincent Giguère, Ph. D., reçoit le prix Robert L. Noble.

Shirin Abbasinejad Enger et Vincent Giguère reçoivent des prix d'excellence 2025 de la Société canadienne du cancer.
Shirin Abbasinejad Enger et Vincent Giguère reçoivent des prix d'excellence 2025 de la Société canadienne du cancer.

Shirin Abbasinejad Enger, Ph. D.
Lauréate, prix d’excellence en matière d’inclusion 2025

Chercheuse associée, Programme de recherche sur le cancer (PRC)
Professeure titulaire et directrice de l’Unité de physique médicale, Département d’oncologie Gerald Bronfman, Université McGill
Chaire de recherche du Canada en physique médicale

« La trajectoire professionnelle de Shirin Abbasinejad Enger, Ph. D., est une preuve de résilience et d’excellence, dit Eduardo Franco, Ph. D., épidémiologiste du cancer à l’Université McGill, qui a présenté la candidature de la chercheuse pour le prix d’excellence en matière d’inclusion 2025. Première femme à diriger l’unité et le programme de cycle supérieur de physique médicale de l’Université McGill, elle a brisé des plafonds de verre et a créé des voies à suivre pour d’autres. »

L’histoire de Shirin Abbasinejad Enger est celle d’une femme qui a surmonté les obstacles, de ses premiers jours en tant que réfugiée kurde jusqu’à ce qu’elle devienne une sommité mondiale en physique médicale et une championne de la représentation inclusive en recherche sur le cancer.

Alors qu’elle était encore étudiante, elle a réalisé que ses cours magistraux et ses manuels contenaient peu d’histoires de femmes en science. « Cette absence ne l’a pas rendue amère; elle l’a galvanisée, dit Yujing Zou, doctorante actuellement supervisée par Shirin Abbasinejad Enger. Plutôt que d’accepter un système où elle était invisible, elle a consacré sa carrière à la création d’un système où les autres seraient vus. »

En ce moment, Shirin Abbasinejad Enger assure un mentorat à plus de 30 stagiaires de tous niveaux allant du premier cycle au postdoctorat. Son labo accueille des personnes issues de groupes depuis toujours sous-représentés en physique, en génie et en informatique. Les étudiantes et étudiants sont non seulement les premiers auteurs nommés dans les articles, mais assistent aussi à des conférences et acquièrent une autonomie et des compétences de leadership qui les préparent à des carrières fructueuses en science.

Shirin Abbasinejad Enger a toutefois un impact qui va au-delà des étudiantes et étudiants et des stagiaires dans son labo. Elle est fermement résolue à élargir l'accès à l'éducation et à la formation en intelligence artificielle (IA), en imagerie médicale et en santé. Par l'entremise de son labo, elle a soutenu McMedHacks, un programme d'été international gratuit qui initie des étudiantes et étudiants, des chercheuses et chercheurs et des cliniciennes et cliniciens à l'analyse d'images médicales et à l'apprentissage profond. Elle a aussi aidé à soutenir le lancement de SPARK (Sprint AI Training for African Medical Imaging Knowledge Translation [formation intensive en IA pour le transfert de connaissances sur l'imagerie médicale en Afrique]), une initiative pilotée par la chercheuse Udunna Anazodo, Ph. D. Avec ses étudiantes et étudiants de cycle supérieur et ses chercheuses et chercheurs postdoctoraux, Shirin Abbasinejad Enger a contribué à ce programme de formation des formateurs, lequel vise à donner à des directrices et directeurs de recherche en Afrique des moyens d'enseigner l'IA et d'en faire avancer l'utilisation pour l'imagerie médicale et des applications liées au cancer.

L'engagement de Shirin Abbasinejad Enger en matière d'accessibilité se reflète aussi dans ses propres recherches en physique médicale, où son équipe élabore des outils et technologies avancés qui peuvent être partagés, adaptés et bonifiés par le milieu de la recherche en général.

« Shirin Abbasinejad Enger est une scientifique extraordinaire qui défend sans relâche l’équité, la diversité et l’inclusion en recherche sur le cancer, ajoute Eduardo Franco. Son leadership, son mentorat et son engagement inébranlable à multiplier les possibilités pour les femmes et les groupes sous-représentés en science illustrent l’essence même de ce prix prestigieux. »

Vincent Giguère, Ph. D.
Lauréat, prix Robert L. Noble 2025

Chercheur associé, Programme de recherche sur le cancer (PRC)
Professeur, Faculté de médecine, Institut du cancer Goodman, Université McGill

Le chercheur Vincent Giguère, Ph. D., est une sommité reconnue à l’échelle internationale en science du cancer. Pendant plus de quatre décennies, il a fait des découvertes novatrices sur les processus par lesquels le cancer envoie et reçoit des signaux dans le corps. Ses travaux ont non seulement conduit à de nouvelles techniques scientifiques pour l’étude du cancer, mais aussi à de nouveaux examens et traitements qui font maintenant partie des soins standards.

« La carrière de Vincent Giguère incarne les idéaux les plus élevés d’excellence scientifique, d’innovation et d’impact, dit l’épidémiologiste du cancer Eduardo Franco, Ph. D., qui a soumis sa candidature pour le prix Robert L. Noble 2025. Ses découvertes ont refaçonné la biologie du cancer, orienté la pratique clinique et inspiré des générations de scientifiques. »

Le prix Robert L. Noble est remis à un chercheur qui a accompli des réalisations exceptionnelles en recherche biomédicale sur le cancer. L’influence de Vincent Giguère sur la recherche liée au cancer a été révolutionnaire – et continue de l’être.

Tôt dans sa carrière, Vincent Giguère a découvert le récepteur alpha de l’acide rétinoïque (RARA), un gène qui guide la maturation des cellules en présence de vitamine A. Ce gène est muté chez les personnes atteintes d’un cancer appelé leucémie promyélocytaire aiguë (LPA). La découverte du RARA a facilité le diagnostic de la LPA et ouvert de nouvelles possibilités pour la traiter, la faisant passer d’une maladie mortelle à l’une des formes les plus curables de leucémie.

Depuis, Vincent Giguère a étudié de nombreux autres gènes qui régissent le développement des cellules et, dans certains cas, leur évolution jusqu’au cancer. Il a également mis au point la technique de cotransfection, une épreuve de laboratoire qui a été adoptée dans le monde entier et qui a aidé des chercheuses et chercheurs à repérer des substances chimiques pouvant devenir de nouveaux médicaments anticancéreux.

« Je considère Vincent Giguère comme l’un des scientifiques les plus créatifs et les plus productifs dans notre domaine, avec une carrière de 40 ans marquée par beaucoup de découvertes remarquables, dit le chercheur Donald P. McDonnell, Ph. D., biologiste moléculaire du cancer à l’Université Duke, qui a appuyé sa candidature. Il est un pilier du milieu de la recherche sur le cancer au Canada et dans le monde, qui a consacré sa carrière à l’avancement de la recherche fondamentale sur le cancer et dont les nombreuses découvertes ont eu un énorme impact sur l’oncologie. »

Un engagement commun pour l'avancement de la recherche sur le cancer

Ensemble, Shirin Abbasinejad Enger et Vincent Giguère illustrent la richesse de la recherche sur le cancer à L'Institut : de la science moléculaire fondamentale qui génère de nouveaux traitements aux écosystèmes de formation qui veillent à ce que la prochaine génération de chercheuses et chercheurs reflète la pleine diversité des personnes touchées par le cancer. L'Institut les félicite chaleureusement pour cette reconnaissance bien méritée.