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angle-left Vivre avec les stigmates du diabète

Publié: 2018-06-12

Montréal – Michael Wright était un élève type de l’école secondaire, qui jonglait entre ses études, ses amis et ses démarches pour trouver son premier vrai emploi. Ça a été un choc lorsqu’il a reçu un diagnostic de diabète de type 1. Il s’est soudainement trouvé obligé de composer quotidiennement avec des injections d’insuline, d’exercer un suivi intensif sur ses habitudes alimentaires et de s’assurer que sa pompe à insuline – dispositif de la taille d’un téléphone cellulaire attaché autour de sa taille – fonctionnait toujours bien. En plus de tous ses efforts pour s’adapter à ces changements, il se sentait stigmatisé socialement.

Une équipe de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR CUSM) a découvert que les adolescents et jeunes adultes atteints de diabète de type 1 sont souvent victimes de stigmatisation, une situation qui les amène à négliger leur traitement et à adopter des comportements dangereux, susceptibles d’entraîner des urgences médicales. Les conclusions des chercheurs sont publiées dans la revue The Journal of Medical Internet Research. Michael Wright est l’un des deux patients partenaires recrutés par les chercheurs qui souhaitaient collaborer avec de jeunes patients atteints de diabète de type 1 ayant une bonne compréhension des incidences sociales de cette maladie.

« Beaucoup de choses qui semblent naturelles dans notre corps doivent soudainement être gérées, ce qui s’avère super stressant. Ensuite, il faut ajouter à cette difficulté le fait d’être une jeune personne se préoccupant de sa carrière, de sa vie amoureuse, de ses études et de son autonomie par rapport à ses parents. Tous ces phénomènes se produisent, frappent fort et agacent », dit l’auteure principale de cette étude, la Dre Kaberi Dasgupta, scientifique clinicienne au sein du Programme de recherche en troubles métaboliques et leurs complications à l’IR-CUSM, et spécialiste en médecine interne au Centre universitaire de santé McGill. « Ces jeunes côtoient en quelque sorte la mort au quotidien – et il est toujours difficile pour eux de maintenir l’équilibre dans une situation aussi délicate. »

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