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- Ahmad Haidar a reçu du financement pour étudier l’utilisation du tirzépatide dans le traitement du diabète de type 1
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Une subvention de Percée DT1, organisme mondial de recherche et de défense des droits sur le diabète de type 1 (DT1), va soutenir un essai clinique visant à déterminer si l’ajout du tirzépatide peut simplifier le système automatisé d’administration d’insuline tout en maintenant le contrôle de la glycémie.
SOURCE : Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (L’Institut)
Le 12 février 2026
La gestion de la glycémie après les repas demeure l’un des éléments les plus exigeants du quotidien des personnes vivant avec le diabète de type 1 — même pour les personnes ayant recours à un système automatisé d’administration d’insuline. De nouveaux travaux de recherche, dirigés par Ahmad Haidar, Ph. D., visent à déterminer si l’ajout d’un médicament qui ralentit la digestion, le tirzépatide, peut réduire la nécessité de procéder au dosage manuel de l’insuline à l’heure des repas tout en maintenant un contrôle de la glycémie efficace.
Ahmad Haidar, Ph. D., scientifique au sein du Programme de recherche en désordres métaboliques et leurs complications à L’Institut et professeur agrégé au Département de génie biomédical de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université McGill, a reçu du nouveau financement pour réaliser un essai clinique visant à déterminer si le tirzépatide peut rendre les systèmes automatisés d’administration d’insuline plus faciles à utiliser, sans pour autant compromettre la sécurité ou le rendement.
Le projet est codirigé par Melissa-Rosina Pasqua, M.D., Ph. D. (chercheuse principale), Michael Tsoukas, M.D., Natasha Garfield, M.D., et Abhinav Sharma, M.D., Ph. D., et est soutenu par une subvention de Percée DT1, organisme mondial qui finance la recherche sur le diabète de type 1. Cette subvention prévoit du financement pouvant atteindre 1,9 million de dollars US pour la période comprise entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2028.

Le tirzépatide est actuellement approuvé par Santé Canada à des fins d’utilisation dans le diabète de type 2 et dans la gestion du poids, mais n’a pas encore été approuvé pour le diabète de type 1.
Ahmad Haidar, Ph. D., souligne que le tirzépatide peut contribuer à soutenir un contrôle de la glycémie plus stable en ayant une incidence sur la vitesse à laquelle la glycémie augmente après les repas. « Comme le tirzépatide modifie la vitesse à laquelle le glucose entre dans la circulation sanguine, il peut donner aux systèmes automatisés d’administration d’insuline plus de temps pour réagir et ainsi garder les niveaux de glycémie dans la cible — sans imposer le fardeau additionnel de noter la teneur en glucides des repas. »
L’étude va faire participer 105 adultes utilisant la technologie Control-IQ de Tandem, qui est un système automatisé d’administration d’insuline. Au cours de la première partie de l’essai clinique, toutes les participantes et tous les participants vont utiliser la pompe dans son mode hybride, ce qui nécessite encore que les utilisatrices et les utilisateurs s’administrent des doses importantes (bolus) avant les repas. Au cours des dernières semaines, les participantes et les participants prenant du tirzépatide vont passer à un mode entièrement automatisé (« en boucle fermée »), où le système gère l’administration d’insuline sans bolus manuel à l’heure des repas.
Il s’agit d’un projet multicentrique mené en collaboration avec l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) (Rémi Rabasa-Lhoret, M.D., Ph. D.) et l’Université de Berne (Lia Bally, M.D., Ph. D.; Christoph Grani, M.D., Ph. D.; et Maricel Peters, M.D., Ph. D.).
Les chercheuses et les chercheurs espèrent que l’ajout du tirzépatide au système Control-IQ se traduira par une gestion aussi efficace de la glycémie sans administration manuelle d’insuline aux repas. « L’objectif ultime est d’aider les gens à consacrer moins de temps à penser au diabète et plus de temps à vivre leur vie — tout en bénéficiant d’un contrôle de la glycémie plus sécuritaire, plus simple et plus cohérent », ajoute Ahmad Haidar, Ph. D.
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